Quel type d’activités d’apprentissage peut-on proposer à nos élèves ?

On se demande souvent quels sont les types d’activités que l’on peut faire avec nos élèves pour leur faire acquérir toutes les compétences de notre matière. L’université de Mons dans le Mooc « l’innovation dont vous êtes le héros » sur la plateforme FunMooc propose des pistes très intéressantes.

Une taxonomie permet d’être sûr de demander des tâches cohérentes et variées aux élèves de manière précise et de valider le niveau d’acquisition.

La taxonomie de Bloom est un classement des opérations mentales réalisées par les élèves (les capacités)

Elle se découpe en 6 niveaux : de la simple restitution à la manipulation complexe du contenu

 

 

Connaitre : c’est le rappel direct des connaissances

Comprendre : reformuler les informations, le degré d’appropriation est plus élevé

Appliquer : c’est utiliser la connaissance (résolution d’une situation simple)

Analyser : amène l’apprenant plus loin, c’est une étude de cas dans laquelle il doit établir des liens

Evaluer : demander à l’apprenant de prendre position, d’argumenter la réponse qu’il fournit.

Créer : élaborer un nouveau contenu à partir de la connaissance qui a été découverte, c’est la synthèse

Les niveaux supérieurs reposent sur les niveaux inférieurs. Amener les élèves à être compétents, c’est amener les élèves sur tous les niveaux taxonomiques. Pour pouvoir atteindre les derniers niveaux, il faut pouvoir se reposer sur les niveaux fondamentaux.

Etre compétent, c’est être capable d’utiliser la bonne capacité en articulant différents types de savoirs dans des contextes variés qui correspondent aux conditions réelles dans lesquelles s’exercent ces opérations avec les savoirs.

Pour Lebrun, une compétence s’appuie sur les capacités (les opérations mentales), les contenus (les savoirs) et des contextes (situations dans lesquelles les capacités s’exercent sur les contenus). En multipliant les contextes (les études de cas, les problèmes, les expériences…), le formateur facilite le transfert. Il donne l’occasion à l’élève de savoir quand et comment il doit mobiliser ses compétences.

Lorsqu’un enseignant créé des tâches pour faire acquérir une compétence, c’est important qu’il ne fasse pas toujours le même type d’activité (un type d’activité = une case du tableau)

Il est donc important de prendre du recul sur les activités que l’on donne aux élèves et s’assurer que l’on fait acquérir toutes les capacités nécessaires de manière progressive, mais aussi que l’on génère des tâches d’apprentissage variées. La seule identification des savoirs que l’on veut faire acquérir n’est pas suffisant.

Multiplier les contextes est important mais il est fondamental que le travail se termine par une phase de généralisation ou contextualisation, qui permet à l’élève de comprendre le principe et de ne pas l’assimiler à un contexte :

 

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