La place des neurosciences dans l’éducation

Pendant les vacances, c’est chouette, on a le temps de regarder pleins de vidéos.

(unfortunately this video is only in french)

En voilà une autre que j’ai aimée. Elle est présentée par Pascale Toscani, maître de conférences en psychologie cognitive à la faculté d’éducation de l’université Uco d’Angers et directrice du Groupe de recherche en neurosciences éducative (Grene)

Voici quelques éléments importants que j’ai pu noter en regardant cette conférence :

Tous les êtres humains naissent avec le même potentiel.

Ce sont les conditions de vie qui modifient les conditions d’apprentissages, il n’y a pas de déterminisme génétique. C’est l’environnement qui joue un rôle fondamental dans les apprentissages. C’est l’accompagnement de l’enfant dans les apprentissages qui est important et dans la croyance absolue pour nous adulte de son éducabilité. L’enfant ne doit jamais douter que l’on croit en son potentiel d’apprentissage.

Le rôle de l’erreur est fondamental.

L’apprentissage se passe, chez les bébés, par l’émission d’hypothèses qui sont ensuite vérifiées par l’expérience. Si ces hypothèses ne sont pas vérifiées, c’est que le bébé fait une erreur. Cette erreur est totalement fondamentale à ses apprentissages.  Un enfant qui ne fait pas d’erreur est un enfant qui n’apprend pas. Apprendre veut dire faire des erreurs. Faire une erreur signifie projeter sur le réel une hypothèse et si le réel ne valide pas ce que l’on pense, on apprend. Cela a des conséquences sur l’évaluation : on ne peut sanctionner un enfant qui fait une erreur, on peut lui faire comprendre qu’il y a d’autres manières de traiter l’information.

Trop d’enfants pensent qu’ils ne sont pas intelligents, qu’ils n’ont pas la capacité d’évoluer.

C’est faux le cerveau est plastique, par contre les enfants ont une responsabilité dans la manière dans laquelle il développe leur intelligence.

Comment accompagner les enseignants ?

  • En modifiant les paradigmes, les représentations (il n’y a pas de fixité de l’intelligence ni de déterminisme). Un enfant qui fait une erreur n’a pas un trouble cognitif mais il produit une réponse à un moment donné et cette réponse est fondamentale. Les sciences cognitives travaillent sur le processus et l’encodage plutôt que le résultat.
  • Comprendre la démarche scientifique. En neuro sciences, on travaille sur la preuve plutôt que sur l’intuition.
  • Intégrer les résultats des recherches dans sa pratique d’enseignement
  • Laisser aux écoles le choix des thématiques en fonction de leur histoire et leur spécificité culturelle
  • Créer un réseau international de partage de pratiques

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