La mentalité de croissance

Cet article est le résumé du premier webinaire d’une série de 5, proposés par EscouadeÉDU . EscouadeÉDU est un bureau de conseil Québécois spécialisé en éducation. Cette entreprise  franco-ontarienne travaille dans plusieurs provinces canadiennes dont le Québec

Cette présentation commence par aborder la mentalité qu’il faut avoir pour améliorer ses compétences professionnelles. J’ai trouvé cette conférence très intéressante. Elle se rapproche très fortement du coaching. Mais quand on y réfléchit, comment demander à nos élèves de progresser, de s’améliorer si nous n’avons pas le bon état d’esprit ? Le développement professionnel commence donc la bonne mentalité, la mentalité de croissance.

Qu’est-ce la mentalité de croissance ?

Selon la définition de Carole Dweck (Mindset, the new psychology of success) la mentalité de croissance c’est croire que l’on peut se développer avec des efforts, des stratégies et l’aide des autres. Il n’y a donc pas de développement professionnel sans action. L’inverse, c’est la mentalité fixe où l’on croit qu’on ne peut pas se développer, que nos capacités sont immuables. On a là à faire à une croyance limitante.

 

Comment passe-t-on de l’une à l’autre ?

Chaque individu a des réglages par défaut (l’éducation qu’on a reçue, les échecs ou les succès etc…). Ces réglages nous font aller vers l’une ou l’autre des mentalités. Aucune des deux n’est fixe. Il y a des déclencheurs qui nous font tendre vers l’une ou l’autre. Un déclencheur n’est pas forcément complexe (un regard, une ambiance dans la salle de classe nous fait changer de mentalité). La perception de l’effort et de l’échec va dépendre de notre mentalité. En mentalité de croissance, on se sent mieux, on progresse,  on a moins de stress.

On a tous le choix d’adopter l’une ou l’autre de ces deux mentalités. C’est un choix, il faut en être conscient.

 

Accepter de passer au travers de la barrière de la terreur !

Bien naturellement, une nouvelle idée, un nouveau projet suscite consciemment de l’inquiétude et inconsciemment de la peur qui se manifeste parfois physiquement. Le docteur  Thurman Fleet a développé cette théorie en 1934.  Si notre subconscient nous dirige, on peut se heurter à la barrière de la terreur et rejeter la nouvelle idée pour revenir vers le modèle que l’on connait et avec lequel on est aligné, celui avec lequel on se sent à l’aise.

Si avec de l’accompagnement, de l’aide d’un collègue par exemple, on passe à travers cette barrière, cela permet à la nouvelle idée de faire son chemin, d’être acceptée par le subconscient et de nous sentir à nouveau aligné avec cette idée. On vit des émotions positives et cela s’appelle la liberté. Ce ne sont plus mes émotions subconscientes qui prennent la direction de ma carrière mais bien mes décisions conscientes. Les émotions sont toujours là mais avec l’effort, les stratégies et l’aide des autres, on passe au-dessus de cette barrière. Dans ces moments-là, l’esprit d’équipe, le groupe est fondamental, on apprend de ses collègues, ensemble en se faisant confiance. L’ouverture de la salle de classe va dans cette même direction : on partage les bonnes pratiques et on apprend des autres. Les réseaux sociaux comme twitter peuvent aussi apporter un formidable soutien et des stratégies de développement. (et alors là je suis tellement mais tellement d’accord, que de richesses, que de collègues généreux, et de soutien j’ai pu trouver sur ce réseau !!)

 

Et appliquer la loi de l’élastique.

Ce concept est tiré du livre du John C. Maxwell, les 15 lois inestimables de la croissance.

Un élastique dans son état de départ ne sert à rien. Il se sert que quand il est étiré. Chez l’humain, c’est la même chose : on ne croît que si on est étiré.

Virtuellement, on peut se trouver dans deux zones distinctes : notre zone de confort et notre plein potentiel. L’élastique est entre les deux : On doit sortir de sa zone de confort pour passer à notre plein potentiel, s’étirer de l’une à l’autre. Et une fois qu’on s’est étiré un petit peu, on ne peut pas revenir à notre point de départ, contrairement à l’élastique. Plus on s’étire, plus on grandit, jamais on ne revient au départ.

On peut diviser ce parcours entre les 2 zones en 4 étapes :

  • La zone confortablement confortable: tout va bien, je suis bien.
  • La zone inconfortablement confortable: rien ne change mais dans ma tête, une idée fait son chemin et rend mon confort moins agréable. Je prends conscience de ce besoin de changement. Si je me heurte à la barrière de la terreur, à des émotions inconscientes fortes (ma petite voix qui me dit “je vais attendre demain, la prochaine fois ce sera la bonne, j’attends que quelqu’un d’autre le fasse pour me lancer…”), il se peut que je revienne à la première étape. A ce stade, j’ai besoin d’accompagnement, d’efforts et de stratégie.
  • La zone inconfortablement inconfortable: je saute le pas, j’agis et au début, je fais le premier pas, j’expérimente. J’ose faire les choses autrement, en me faisant confiance.  Ce n’est pas très agréable. A ce moment-là, il est très tentant de retourner dans la première étape certes, mais j’ai passé une étape forte, mon vécu professionnel est différent. J’avance.
  • La zone confortablement inconfortable où l’on vit, accepte cette nouvelle façon d’agir. Je suis toujours tenté par le confort mais j’ai décidé d’agir et ça me convient. Plus je le fais, plus je suis confortable dans cet inconfort. Les résultats ne sont pas toujours ce que je voudrais, je suis en apprentissage mais je tends vers mon plein potentiel.

La caractéristique première de la mentalité de croissance est de sortir de sa zone de confort et de préserver quand (et surtout quand) le défi est de taille (C.DWEK)

Les personnes qui ont peur du changement ne sont pas des mauvaises personnes, les émotions qu’elles vivent sont réelles. Elles sont plus à l’aise avec les vieux problèmes qu’avec les nouvelles solutions. Il est difficile pour elles d’être innovant car elles sont sur la défensive ou en mode survie, Il faut faire preuve d’empathie On a besoin de tout le monde. Les réseaux professionnels physiques et virtuels (réseaux sociaux) sont un très fort encouragement à abandonner sa zone de confort.

Vous pouvez aussi voir ce webinaire (et les autres que je résumerai dans les prochaines semaines) en allant sur ce lien.

 

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